23.01.2005
Le second paragraphe
Et voilà, une suite se dessine pour cette petite histoire. Certes les contributions n 'auront pas été nombreuses mais qu'importe, c'est la qualité qui compte et personnellement je trouve que la suite proposée est très intéressante. Cette suite reste dans l'esprit du premier paragraphe et permet de nombreuses extrapolations.
J'espère que cette suite réveillera votre esprit créateur et que de nombreuses contributions apparaîtront dans les commentaires.
Bonne lecture et merci à Aramis.
Paragraphe 2
Arrivé aux premières portes du village, il rencontra le père François, le rebouteux, pour lequel il éprouvait toute l'admiration que réservent les enfants de son âge à ceux qu'ils considèrent détenteurs de magie. Le vieillard l'avait un jour soigné de deux vilaines entorses à la cheville à l'aide de cataplasmes dont la recette était connue de lui seul alors que le Dr Foureau, le grand médecin de la ville, n'avait rien pu faire...si ce n'était prescrire des médicaments très chers, comme d'habitude.
- M'sieur François ! M'sieur François ! commença l'enfant, essoufflé et fébrile avant d'être interrompu d'un simple geste de la main par le vieil homme.
- Eh bien, eh bien, mon garçon, un peu de calme, voyons.
Mais Vincent trépignait. Ce qu'il avait à dire était beaucoup trop important pour qu'il attende, bêtement. Il devait expliquer ce qu'il avait vu, le dire avant d'oublier, avant de réaliser que quelque chose clochait, que ça n'était pas logique, pas vraiment réel.
Plusieurs fois, il ouvrit la bouche, prêt à déverser en un flot désordonné toutes les images qui se bousculaient encore dans sa tête, mais à chaque fois le rebouteux leva la main, un doigt devant la bouche, et lui intima le silence.
Au bout d'un moment, le garçonnet cessa toute intervention. De toute façon, c'était trop tard, les images s'estompaient déjà, occultée de son esprit par l'instinct de survie du jeune cerveau.
Il leva les yeux sur l'homme, le regard empli de larmes :
- mais, m'sieur....il faut que....il faut que....
Pour toute réponse, le vieillard sourit tristement.
- Ce n'est rien, mon garçon, murmura-t-il en lui caressant les cheveux. Je suis au courant. Je m'en occupe. Rentre chez toi, mon petit, et dis à ta mère de te préparer une bonne tisane d'églantier avec deux doigts de sureau. Tu verras, ça va aller mieux après.
- mais...
- chht ! fais ce que je te dis, mon garçon.
Le gamin acquièsça silencieusement, se passa le revers de la main sur les yeux, nettoyant bravement le reste des larmes qui restaient accrochés aux cils et se remit en marche, le vélo à ses côtés.
Tandis qu'il le regardait s'éloigner, le rebouteux hocha la tête tristement
- Pauvre gamin. Et dire que ça ne fait que commencer.
Puis il sursauta et braqua son regard en direction de la vallée d'Yporte, d'où le vent lui apportait des bruits qu'il aurait souhaité n'avoir jamais à entendre. Un voile passa devant ses yeux, ternissant tout à coup sa physionomie, et il reprit lui aussi sa route, pressant le pas autant qu'il le pouvait.
22:49
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06.01.2005
Ecriture d'une histoire à plusieurs mains...
C’est difficile d’écrire. Cela peut même faire peur parfois. Au point que l’on n’arrive pas à écrire la suite.
Tout avait pourtant bien commencé, une histoire, des mots, des phrases, une introduction et puis… rien… le vide…l’inspiration qui manque pour mettre en forme toutes ces idées.
Que faire alors ? Se creuser le cerveau à n’en plus finir en priant pour l’inspiration divine ? Attendre que ça vienne ? Pleurer peut-être ? Arrêter ? Se reconvertir ?
Et si plutôt que de rester seul dans son coin on faisait appel à l’imagination de tous…Je ne suis pas écrivain, je n’en ai pas les compétences car je manque cruellement de patience. Mais j’adore participer à la genèse d’une histoire, la voir se développer, explorer différentes routes…
Les blogs sont d’ailleurs fabuleux pour cela. Chacun s’exprime librement, élabore ses théories, raconte ses histoires. En réponse, les lecteurs peuvent fournir leurs commentaires et parfois ceux-ci sont plus intéressants que le blog en lui-même.
Fort de ce constat, voici ce que je vous propose : je commence une histoire, un paragraphe dans lequel quelques éléments sont mis en avant. Ensuite, libre à vous d’écrire la suite, à raison d’un paragraphe par commentaire. La suite la plus à même de générer une histoire passionnante sera sélectionnée et ajoutée dans le post suivant. Une histoire à plusieurs auteurs.
Parce qu’après tout, nous sommes tous des écrivains en puissance.
Paragraphe 1 :
Il avait du mal le petit Vincent à monter cette satanée colline. Son vélo n’était plus de la première jeunesse, il avait appartenu à son père autrefois et, au son du pédalier, on se doutait bien qu’un peu d’huile serait la bienvenue. Les pneus aussi étaient à la peine et avaient grand besoin d’un sérieux coup de pompe. Mais qu’importe, Vincent ne penssait qu’à une chose, arriver en haut de la route de la colline car enfin il pourrait aprecevoir les premières maisons. Enfin, il pourrait chercher de l’aide et prévenir de ce qui venait de se passer dans la vallée d’Yporte. Expliquer ce que ses yeux de petit bout d’homme de huit ans venaient d’enregistrer. Expliquer ce que la jeunesse de son âme ne lui permettait de comprendre. D’ailleurs… qui pourrait comprendre …
21:18
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